mardi 4 décembre 2007

Le travail

J’ai été choyée les 2 dernières années. Après 6 ans dans le Mouvement Desjardins, je me retrouvais dans un poste temporaire à l’Université en février 2006.

Un travail intéressant, mais dont le rythme était un peu ennuyant. J’en avais fait part à mon patron qui avait augmenté un peu mes tâches. Après 4 mois à ce poste, j’ai eu une évaluation comme je n’en avais eue depuis longtemps. Le travail restait cependant un peu monotone et à force de postuler sur des postes pour obtenir ma permanence, je suis passée dans un autre département à l’automne.

Au début, j’avais encore le même problème concernant mon rythme de travail mais après en avoir parlé, j’ai atteint un équilibre intéressant. Une autre évaluation a suivi 4 mois après, encore tout aussi élogieuse que la première. J’étais aux anges, avec un rythme agréable et une équipe de travail formidable où la complicité régnait.

Cette deuxième évaluation m’a valu une promotion. Un poste de secrétaire de haute direction dans le même département. Le 7 mai 2007, j’entrais en fonction.

Je crois que c’est à partir de là que tout a chaviré! Un nouveau recteur venait d’être élu, entraînant des changements dans l’équipe de direction. Je travaillais avec deux patrons, Le premier patron a démissionné presqu’au moment où je suis arrivée. Le second revint de vacances en août avec un plan d’action afin de démontrer au vice-recteur son engagement dans la direction. Ce dernier semblait enthousiaste en prenant connaissance du document, mais au bout d’environ 1 mois, on annonça à mon patron qu’il ne cadrait pas dans les nouveaux engagements du département et qu’on ne prolongerait pas son contrat qui se terminait en octobre.

J’avais entendu beaucoup de bien de la remplaçante de mon premier patron. Pourtant, il semblerait qu’on n’ait pas cliqué, toutes les deux. Je ne sais pas, il n’y avait pas cette complicité qui doit s’établir entre un patron et sa secrétaire. Notre relation était polie, sans plus. Lorsqu’elle m’a parlé des restructurations prévues par le vice-recteur, qui lui, désirait 2 secrétaires à son cabinet, j’ai pensé que je pourrais être l’une d’elles malgré que selon moi, il était préférable que je prenne un peu plus d’expérience. Mais lorsqu’elle m’a annoncé, une semaine plus tard, que ce poste de 2e secrétaire était en fait mon poste qui serait aboli afin de le créer, je n’avais pas vraiment le choix. Même en me convainquant, jour après jour, que j’étais prête pour ça, même en me conditionnant que ce poste, c’était le mien, je n’ai pas su être convaincante lors de l’entrevue. Plus celle-ci avançait, moins j’en étais convaincue. Et moins j’en étais convaincue, moins je réussissais à convaincre ceux qui me questionnaient, me présentaient des mises en situation, me challengeaient…


Ce qui me laisse le plus amère dans tout ça, c’est l’attitude de ces gens après l'entrevue. J’ai eu beau aller discuter pour dire que je voulais terminer mon mandat en beauté, que je n’aimais pas le malaise qui s’était installé, rien n’y fit. La leçon à tirer de tout ça, c’est que ce n’est pas toujours bon de vouloir avancer les échelons si on ne se sent pas prêt. Et souvent, la vie est bien faite. Mon manque de conviction, la complicité qui n’était pas au rendez-vous avec ma patronne, en fait, ça n’aurait pas été une bonne chose que j’obtienne ce poste. Je n’aurais pas été heureuse!

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